Prologue

Prologue


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Comme dans toutes histoires « originale », il y a (ou pas ) une part de fantastique...

Si je me souviens bien...c'est là que tout à « recommencer » pour moi...
Oh...bien sûr il s'est passé un tas de trucs avant...
Mais si on comparait ma micro-infime existence passée à ce qui va suivre...
y'aurait même pas de quoi remplir la première page de ma vie !


[ Postscriptum : Si j'écris ici, ce n'est pas parce que je pense avoir un quelconque don pour l'écriture,
mais juste pour me défouler quand des envies d'écrire me prennent ]


Musique : SuPer 8



# Posté le jeudi 29 janvier 2009 13:16

Modifié le lundi 27 juillet 2009 14:15

TimE OnE

TimE OnE
"Encore aujourd'hui, il m'arrive de me dire que j'aurais juste du me barrer en courant..."

Je fus troubler dans mon sommeil par un bruit de fond désagréable. Moi qui pensait être morte, j'étais maintenant sûre de mettre trompée. Je sentais tout mon corps comme un poids énorme qui me lançait à certains endroits et ce que j'avais pris au début pour du brouhaha, se transforma en piaillements agacé au fur et à mesure que j'émergeais de mon état comateux.

- Kozuke ! S'il te plait viens !
- Tu vas finir par la réveiller...
- Ce n'est pas mon intention ! Et puis justement, tant qu'elle dort encore, viens jouer avec moi !
Tu l'entendras si elle se réveille !


Je n'avais aucune raison de m'énerver et pourtant ces deux voix commencèrent vaguement à me taper sur le système.
Même si mon instinct me dictait de jouer les mortes encore quelques temps, histoire de filer en douce lorsque ces deux-là auraient quitté la pièce, je décidais d'arrêter ce boucan.
- Oh ! Vous-deux ! Vous pourriez pas la fermer deux secondes !
Je me figeais soudain sur place.
De un, car ma voix m'avait paru étrangère et de deux, parce que les deux personnes assisses au bord du lit dans lequel je me trouvais, s'étaient figées elles aussi et me dévisageaient avec un air de surprise absolue.
Je reconnus le plus grand des deux. Dans mes souvenirs encore flous, il avait quelque chose à voir avec ma présence ici. Il devait avoir dans les 17 ans, peut être un peu plus, ses sombres cheveux acajous négligemment coiffés contrastés avec son teint pâle, mais ce qui me choqua le plus, ce fut sûrement ses deux yeux rouges qui me fixaient avec attention. Il s'adressa à moi sur un ton plutôt décontracté :
- Eh ben ! Pour une fille qui vient de passer à côté de la mort, t'es plutôt en forme...
- Désolée si on t'a effrayée..., continua l'autre.
Je pensais qu'« effrayée » n'était pas vraiment le mot, mais préféra ne pas aggraver mon cas.
-...mais tu n'as rien à craindre tu es en sécurité ici !
Si je n'avais pas entendu sa voix, j'aurais pu jurer que le second était une fille tellement ses traits étaient fins et ses membres graciles. Bien plus petit que l'autre aux yeux rouges, il paraissait aussi plus jeune. Sous ses cheveux d'un noir d'encre, il arborait un visage amical.
Je tentais de me redressais pour être plus à l'aise mais ma vision se floua, et je me cognai maladroitement la tête contre le mur derrière moi.
Je les entendis étouffer un rire, mais avant que j'eus le tend de répliquer, je réalisai que je ne mettais pas fait mal, certes j'avais sentis le coup mais la douleur n'était pas venue...rectification, j'étais PEUT ÊTRE morte et j'étais en enfer.
- Mmmh...je suis où là ? demandai-je hésitante.
- Dans un studio, à l'est de la ville...tu ne te rappelles pas ? répondit -"yeux rouges"
- Pas vraiment, marmonnai-je méfiante.
Il sembla contrarié par ma réponse. Je me demandai si je n'aurais pas mieux fait de mentir.
- ça va sûrement te revenir si je t'en parles...tu as eu un... « accident » qui a faillit te coûter la vie, mais je t'ai trouvé avant et...( il hésita ) je t'ai proposé l'immortalité...
- Et j'ai...accepté ? ( faut croire qu'annonce étrange rime avec réponse bête)

Il acquiesça et attendit que je réagisse.
Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il venait de me dire... « immortalité » ...
ce mot m'échappait complètement.
Pourtant je n'arrivais pas à penser qu'il me faisait marcher, car je sentais que quelque chose avait changé en moi...j'espérais que j'arriverais à me souvenir assez vite.
Après quelques minutes, je sortis de mes réflexions ( sans résultat ), « yeux rouges » me regardait toujours impassible et je remarquai que l'autre garçon avait quitté la pièce ( je ne l'avais même pas entendu partir ).
- Je ne...capte rien à ce que tu viens de me dire, mais pour l'instant je ne veux pas d'autre explication, continuai-je en voyant qu'il voulait répondre aux questions que j'aurais pu me poser, je vais essayer de me souvenir...Je peux rentrer chez moi en attendant ?
- Je ne pense pas non...il vaudrait mieux que tu restes ici, tu auras ta chambre bien attendue.
- Bon...je crois que j'aurais encore plus de questions à poser quand je me souviendrais de tout...
- Tout ? Tu...
- Non, je veux dire juste ce qui m'a échappé ces derniers temps, rectifiai-je. Je me rappelles seulement être sortie du lycée mardi soir...après...quel jour sommes-nous ?
- Dimanche, dit-il
- Et encore une question, ironisais-je , au fait...c'est quoi ton nom ?
- Kozuke Haru.
- Alice Lim, enchantée, répondis-je avec le maximum de courtoisie que j'étais capable de fournir.
Il me sourit.
Je tentais de lui rendre un sourire mais je ne dus faire qu'une pâle grimace vu mon état.
Je me sentais fatiguée, ce qui était anormal après avoir dormi presque 4 jours, et j'avais l'impression que tout mes neurones s'étaient transformés en acier liquide pesant une tonne dans mon cerveau confus.
Kozuke sortit alors de la pièce sans un mot, me laissant seule avec mes méninges torturées.

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 13:20

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 15:56

TimE TwO

"Si j'avais été une poupée de porcelaine, j'aurais su rester sage..."

Quand je me réveillai, il faisait nuit, ce qui ne m'aida pas à savoir depuis combien de temps je mettais rendormi.
A part le bruit des voitures dehors qui ronronnaient, tout était plutôt silencieux . Je ne savais pas où été passé les deux gars...Étaient-ils dans une pièce à côté ? Aucune idée et puis après tout je m'en fichais pour l'instant.
Je me levais (sans tomber cette fois) et fit le tour de la chambre, prenant le temps de tout observer. C'était une petit pièce sous le toit, avec un Velux pour seule fenêtre. A part le lit deux places, il n'y avait qu'une petite coiffeuse plutôt vieillotte d'après ce que je pouvais voir dans le noir.
Puis je me décidais à sortir de la chambre pour identifier ma situation. Un couloir sombre s'offrit à moi, à ma droite une porte qui semblait être celle de la sortie, à ma gauche le couloir continué jusqu'à une bifurcation.
Toute jeune fille normalement constituée aurait de suite tourné à droite, mais il faut croire que je n'était PAS normalement constituée. (Dommage pour moi) Je tournais à gauche et poussa sans réfléchir la première porte que je croisai...
Une salle de bain !
Décidément, cet appartement ressemblais de moins en mois à un repère de brigand ( de toute façon qui aurait eu l'idiotie de me kidnapper ? ).
Un baignoire à pied prenait quasiment tout l'espace de la pièce, et sur le mur au dessus du lavabo écaillé, était accroché un immense miroir.
Curieuse,je me faufilai pour le voir de plus près. Le temps l'avait rendu tellement usé qu'il était difficile de s'y voir correctement, pourtant malgré cela et malgré l'obscurité je me vis très bien. Du moins, je vis très bien la fille qui se trouvait dedans :
Une espèce de moi mais qui aurait déteint à la machine à laver. Mes cheveux blond caramel était devenus presque blanc crème, ma peau avait perdu ses rougeurs, quant à mes yeux, il étaient maintenant d'un bleu translucide.
- C'est...moi ? murmurai-je
Je vis mes lèvres bougées dans le miroir. (Confirmation)
Et soudain je "la" vis, cette marque très nette sur ma nuque, et compris instantanément ma présence ici.
Tout me revient en mémoire dans une cacophonie mentale qui me coupa le souffle.
Je vacillai et du me cramponner au lavabo pour ne pas tomber.
*Connard !*
Je déboulais dans le couloir et ouvrit toutes les portes à ma portée. Buanderie, toilette..."sa" chambre !
- Imbécile ! grondai-je
Bien que ma colère fut intense je m'étais arrêtée sur le seuil de la porte. Dans son lit, Kozuke émit un grognement agacé puis se mit en position assise pour me fixer avec un ½il mauvais.
Son torse nu, d'un blanc nacré me fit rougir mais je me ressaisis.
Je fis comme si je ne l'avais pas réveiller ( en pleine nuit ?) et afficha mon air le plus énervé possible.
-Tu m'as...mordu ?! vociférai-je.
-Ouais...et alors ? me répondit l'intéressé.
- Et alors ? Tu vois très bien ce que je veux dire ! Maintenant que je me souviens de tout donc tu me dois des explications et......
Je sentis un objet passé à deux centimètres de mon visage et l'entendis se fracasser contre le mur derrière moi dans un bruit métallique.
Moment de silence.
*Il a voulu me tuer avec son réveil !*
La peur me surprit.
Je refermais violemment la porte et couru jusqu'à ma chambre où je me laissais tombé à plat ventre sur le lit.
J'entendis que mon c½ur se calme avant de penser à quoi que ce soit. Je fermai les yeux.
La colère surprise par la peur avait fait place à un vide en moi.
Je frissonnais et me promis de reste sage jusqu'au matin ( et de ne plus jamais réveiller Kozuke en pleine nuit, à moins d'avoir des envies suicidaires )
Je me repassais donc le film de ma mémoire, les souvenirs qui justifiés ma présence ici...

{Memory}

J'étais sortie de mon cour de rattrapage mardi soir, il faisait encore jour et l'air était doux.
Je rentrais chez moi crevée par cette journée qui ressemblait en tout point aux précédentes.
Je ne sais pas à partir de quel moment ça a foiré, peu être quand j'ai entendu ces deux gars plus âgé que moi parlaient entre eux dans une ruelle à trois mètres devant moi.
Soudain ils m'aperçurent, leurs regards se croisèrent et je compris de suite leurs intentions.
Ce genre de mésaventure m'était souvent arrivé par le passé, je ne me considérais pas vraiment comme une jolie fille mais vu l'effet que je produisais sur le gente masculine je devais être à leur goût.
C'est deux-là n'échappèrent pas à la règle et vinrent vers moi nonchalamment, avec ce regard qui signifie « eh mais regardez-moi un peu ce beau morceau de viande ! ».
Je m'arrêtais.
- Eh ! Tu veux pas venir boire un truc ? On t'invite ?, dit le plus moche des deux.
- Pas l'temps..., maugréai-je
- Oula ! attention elle va nous mordre la blondinette.
- Allez viens ! Sois cool !
Trois...
- On connait un endroit super !
Deux...
- Eh ?! On te causes là !
Un...
-Wouaah ! Eh ?! beuglèrent-ils en c½ur quand ils me virent déguerpir à toute vitesse.
Passant entre les deux tas de muscles et de graisses et je m'enfuis dans la ruelle derrière eux.
( Non mais vous croyez tout de même pas que j'allais leur faire face ?!
J'ai du caractère mais je tiens à la vie (et à ma virginité) )
Pas la peine de me retourner, ils se ruèrent à ma poursuite dans la seconde qui suivie (enfin les quelques secondes vu leurs temps de réaction) j'entendais leurs corps se déplaçaient tels des tanks ravageant tout sur leur passage. Ils avaient l'air coriace ces deux là mais heureusement j'étais fine et agile et j'arrivais à les devancer en bifurquant dans des ruelles de moins en moins accessibles.
Soudain le calme se fit et je n'entendis plus que le frôlement de mes pieds sur le sol.
C'est à ce moment-là que je me risquai à regarder derrière moi et ne vit pas le panneau d'avertissement.
Tout s'enchaina très vite.
Je me le pris dans le ventre de plein fouet et bascula en avant.
Droit dans le trou qui risquer d'être ma tombe.
Puis des bruits de roches, des ferrailles qui s'entrechoquent et d'os cassé.
Enfin la douleur et la chaleur du sang sortant de mon corps cloué au sol.
Mon hurlement se répercuta en écho morbide autour de moi.
- Merde...mer...de, faut que je sor..te...de...là, haletai-je
Je regardai mon corps, en bougeant le moins possible. C'était pas beau à voir. Une barre en fer rouillée m'avait transpercé l'épaule gauche juste au dessus de la poitrine, inondant mon T-shirt de sang; Et sur mon flanc droit, s'était gentiment écrasé une énorme pierre, m'explosant une ou deux côtes au passage.
Est-ce que ça allait être les derniers instants de ma vie ?
Je n'avais pas cette réponse mais je n'avais pas vraiment peur. La douleur embrumait mon esprit.
Après quelques minutes ( qui ressemblaient plus à une éternité )
J'entendis des pas se rapprocher.
Un sauveur ? Mais...Mon état était-il au moins récupérable ?
Un jeune homme d'un vingtaine d'année. Comme il était à contre-jour j'avais du mal à distinguer ses traits tout restant immobile au sol.
Il s'adressa à moi, d'une voix chaude qui dégagée une volupté sauvage.
-T'es vraiment en piteux état.. tu le sais ça ?, lança-t-il.( ce qui cassa brutalement le mythe de sa sonorité )
Il parla avec un tel décontraction de mon état que je pris ça pour du sadisme et m'empressai de le remballer à ma manière. Un bon coup dans le coin qui fait l'originalité masculine.
- Et ça tu le sens que ça fait mal ! Fuck !
Il grimaça mais ne broncha pas. Ma jambe retomba lourdement au sol, me faisant lâcher un gémissement de douleur.Cela m'avait fait souffrir plus qu'à lui apparemment.
- Même à l'article de la mort, t'as toujours ce sale caractère Alice, ajouta-t-il.
Je déglutis. Quoi ? Il connaissait mon prénom ?! Et la façon dont il l'avait dit me sembla si familière que j'en fus déconcertée.
-D'où...connaissez-vous mon prénom ? demandai-je.
Un sourire s'afficha sur son visage.
-Je le sais c'est tout...
*C'est pas une réponse ça*
-...Allez ! Assez joué ! Rejoins nous et tu crèveras jamais plus, acheva t-il sur un ton joyeux.
Je dus tirer une gueule de conne, un masque de surprise, de peur, de dégoût ( ? ) qui le fit beaucoup rire en tout cas.
- Désolé, tu ne dois pas comprendre. Ça signifie : être un vampire.
Deuxième gueule de conne qui ne le fis pas autant rire. Il me regarda avec tant de sérieux que je n'osai pas me moquer de sa remarque. Ma tête recommença à me tourner, brisant l'illusion de la trêve qu'elle m'avait laissé quand l'inconnu était arrivé.
-Eh ?! Des...ces...créatures qui se nourrissent de...sang..humain ?! Qui ont peur de l'ail et qui...
-Pourquoi le gens ne se souviennent que des côtés négatifs des choses, et encore si c'était vrai ! me coupa-t-il. Il poussa un soupir, puis il s'agenouilla près de moi et fixa ses yeux dans les miens. Ils étaient rouge, d'un rouge sang ! Des rayons de lumières éclairèrent ses cheveux bruns acajous constellés d'étranges mèches blanches. Il sentait bon, une odeur qui me fit pensé au café mais plus douce et plus sucré.
-Alors ? s'exclama-t-il.
-A...alors...? Alors quoi ? bégayais-je.
- Souhaites-tu continuer à vivre en temps que vampire ? C'est la seule chose que je peux faire pour toi à cet instant...Il y aura des inconvénients au début mais je t'aiderais. Tu as perdu beaucoup de sang, tu sais. C'est même étonnant que tu sois encore consciente. Alors il faut que tu te décides, maintenant.
A mesure qu'il me parlait, son visage s'était rapproché du mien. Je me sentis rougir, ce qui (heureusement) ne se remarqua pas vraiment à cause de ma pâleur cadavérique. Je fermai les yeux inconsciemment, sous l'emprise d'un sommeil infini. Mais il passa sa main dans mes cheveux et je les rouvris par surprise.
- Reste consciente et décide-toi ! m'ordonna-t-il
Je ne voulais plus souffrir et je n'étais pas encore très bien décidée à mourir.
- Oui...je...serai un vampire...murmurai-je dans un souffle.
Mes yeux se fermèrent pour la dernière fois de "cette" vie. Je sentis son souffle sur ma nuque.
Puis ses crocs transpercèrent ma chair et la dernière chose qui me blessa ce jour-là, fut la désagréable sensation d'un liquide gelée s'infiltrant sournoisement dans mon corps.


# Posté le samedi 31 janvier 2009 09:36

Modifié le lundi 02 février 2009 14:03

TimE ThreE

" Ce que je préfère c'est celui du sucre et celui du sang"

Mon esprit qui venait de parcourir le flue de ma mémoire regagna mon corps.
Je constatai que la lumière du jour filtrait par le Velux et inondait ma chambre d'une atmosphère paisible.
En y repensant au calme, je ne comprenais plus la colère qui m'avait envahi cette nuit.
Je devrais plutôt le remercier, grâce à lui, j'étais en vie.
Mais à quel prix ? Devrais-je bientôt me nourrir de sang ? Devrais-je me cacher ? Quand-est-ce que je pourrais retourner au lycée ? Y retournerais-je même ? Et puis...Je n'avais pas vu si j'avais des crocs ?!
Ma langue passa d'instinct sous mes gencives et un frison me parcouru quand elles s'arrêtèrent sur mes deux crocs lisses et baveux.
- C'était sûr...
Soudain j'entendis des bruits de casseroles et une douce odeur sucrée me parvint dans les instants qui suivirent.
Je me relevais et m'assis sur le lit.
Je craignais que ce soit Kozuke mais mon ventre grogna ( faim de sang ?). Je me risquai donc à sortir dans le couloir. La porte de Kozuke était encore fermée ce qui était bon signe. Je passais le plus doucement possible devant celle-ci et constata au passage qu'il ne restait pas de débris du réveil tueur.
Je continuais dans le couloir me laissant guider par l'odeur.
J'atterris dans la cuisine ( non c'est pas vrai ?! ). Le gamin au cheveux noir était afféré au fourneau et ne semblait pas m'avoir entendu. La cuisine était une petit pièce presque carré avec une baie vitrée donnant sur un balcon à ma gauche. Les plans de travail et tous le matériel de cuisine étaient situés derrière un comptoir en brique blanchit à la chaux et en bois clair. Une table carrée entourée de quatre chaise occupait le reste de la pièce. Même si quelques cadres et quelques plantes vertes décoraient un peu l'ensemble, c'était une cuisine assez simple et fraîche.

- Tu ne veux pas entrer ? m'interpela le gamin sans même se retourner.
Ah ! Il m'avait donc attendu arriver. J'entrai dans la cuisine, bizarrement le carrelage sous mes pieds nues était tiède. Je m'arrêtai au comptoir sur lequel je m'appuyai, la tête posée sur mes coudes.
Il se décida enfin à se retourner et me sourit. Il était si attendrissant que je ne pus m'empêcher de lui rendre son sourire.
- Bonjour ! J'espère que tu aimes les crêpes !
- Hein ?! pas de sang ?!
Ma remarque le fit rire. Il secoua la tête.
- Je laisserais Kozuke t'expliquer. Sinon...Bien dormi ? demanda-t-il, histoire de changer de sujet apparemment.
- Pas vraiment...un petit...incident...
Il rit de nouveau.
- Le réveil ? Il avait l'air d'avoir souffert effectivement.
J'irais en racheter un aujourd'hui, ne t'en fais pas pour ça.

- Merci...euh...
C'est malin, je ne connaissais même pas son nom.
- Shunki, mais appelle moi Shun c'est plus court, dit-il en répondant à ma question muette.
- Va pour Shun alors, déclarai-je.
Je suis un peu surprise....Tu es bien plus...agréable que Kozuke.( ce qui n'est pas dur ), continuai-je avant que le silence s'installe.
Il fit sauté la crêpe qui doré dans la poêle, et celle-ci retomba gracieusement sur la montagne de crêpes posée juste à côté de la gazinière. Puis il me regarda avec un sourire timide.
- Ko n'aime pas trop être réveillé en pleine nuit.
- Ce n'est pas une raison pour tenter de me tuer ! marmonnai-je.
- Ça m'étonnerais qu'il est voulu te tuer.
- Si t'avais vu son regard tu n'aurais pas dit ça...et puis le réveil à complètement exploser !

Une voix dans mon dos me fit sursauter.
- Si j'avais voulu te tuer, je m'y saurait pris autrement...le coup du réveil, même un bébé vampire sait l'esquiver !
- Ko..zuke ! Euh...comment dois-je le prendre ?
- Comme tu le sens, plaisanta-t-il, et sinon pour c'te nuit...
- Dé..désolée de m'être emportée ! m'exclamai-je aussitôt.
- J'avoue que tu m'as bien cherché mais je n'aurais pas du te le balancer à la figure.
Alors il m'avait vraiment visé ce con.

Il s'assit à table en face de moi et Shun vint nous rejoindre avec son assiette pleine à craquer de pancakes. L'odeur chatouilla mes narines, cette odeur si sucrée presque trop, me mettait l'eau à la bouche. Une question me revint cependant en tête.

- On ne mange pas de sang...?

Shun ne put s'empêcher d'étouffer un rire encore cette fois. Kozuke me sourit lui aussi.
Qu'y avait-il de si drôle sur le fait de penser que les vampires se nourrissaient de sang ?
(Arf...Vampire...et dire que je faisais apparemment partie de cette communauté à présent... )

- Tu vas avoir beaucoup à apprendre...Nous buvons en effet du sang mais pas au petit déjeuner, c'est trop peu digeste. (il fit un clin d'oeil à Shun qui pouffa doucement pour ne pas trop me donner l'impression d'être à la ramasse total )(merci mais je me sens conne quand même-là)
Nous pouvons manger normalement aussi. Cela nous permettait de nous fondre plus facilement dans la masse...surtout par les temps qui courent..., termina-t-il très sérieux cette fois.

Je ne comprenais pas cette fin, apriori pleine de sous-entendus. Pour moi les vampires avaient depuis tout temps du se cacher, à ma connaissance c'était par peur de la lumière, ce qui n'était pas le cas de ces deux vampires-là. Et que signifiait :
- Par les temps qui courent...?

Shun me regarda avec des yeux ronds et Kozuke s'empressa d''éclairer ma lanterne.

- "Il" n'a donc pas encore fait passer l'information auprès des civils. Écoutes-Alice, tu dois absolument comprendre que les vampires ne sont plus ce qu'ils étaient par le passé.
Aujourd'hui c'est nous qui craignons les humains !


# Posté le lundi 02 février 2009 15:48

Modifié le vendredi 06 mars 2009 02:58

TimE FOuR

"Le monde a changé, depuis quand ai-je réalisé qu'il y avait un abime sous mes pieds ? "

Je détestais être dans cette état, un corps sans réaction et une léthargie du cerveau à son paroxysme, assise sur le lit de ma petite chambre, je fixai rien de plus que le vide de mon esprit depuis près d'une demi-heure.
De temps en temps, mes mains bougées toutes seules, unique partie de mon corps qui semblait vouloir montrer qu'elle était encore consciente. Kozuke m'avait appris une réalité que je n'avais jamais imaginé, et je n'arrivais toujours pas à réaliser que ça aller être la mienne.

Memory


- Je ne pourrais pas te dire quand tout cela a commencé, repris-Kozuke, car ça a commencé même avant que je naisse mais... La mise en place du système "V-I" a eu lieu dans les années 80.
A l'évocation de ces deux lettres Shun eut un léger frisson, que je n'aurais pas perçu en tant qu'humaine.
- V-I ? Qu'est-ce que c'est ?
- La "Vampire Industry" (super l'accent anglais ! o_o )....

Kozuke eut un moment de silence, cherchant les mots pour m'expliquer. Je patientai, curieuse,
et enfin il commença le récit :
-Depuis des siècles, les vampires avaient toujours été une menace pour les humains, ils nous craignaient comme la peste, nous étions des créatures maléfiques...Quand arriva les temps de la modernisation, les gouvernements désirèrent bannir toutes ses croyances, faisant passer les vampires pour des superstitions populaire et leurs meurtres pour des crimes quelconque. Mais la menace était toujours là, gênante et écrasante. Avec des aides financières du pouvoir, une élite de scientifique s'est mise à chercher un moyen d'éradiquer définitivement les vampires. Pendant plusieurs années, beaucoup de nos semblables ont disparus, si bien que la population des vampires s'est vu contrainte de fuir dans des pays plus reculés....
Mais leurs recherches ne se sont pas arrêtés là....car beaucoup pensaient que c'était du gâchis de détruire une telle force.

C'était déjà quelque chose que j'ignorais, humaine bête et bien rangé dans la population,
je fessais parti de cette masse qui ne croyait belle et bien plus en l'existence de ces suceurs de sang.
- Alors qu'est-ce qu'ils ont fait ? ( faut bien participer un peu à cette conversation sinon ça va tourner au monologue)
- Ils les ont soumis aux humains...comme des chiens..., me répondit Kozuke le visage fermé.
Je remarquai ses poings, tellement serrés par la rage que ses jointures étaient blanches.
Avant que je n'ai eut le temps de dire quoi que ce soit il reprit : Un scientifique, a mis au point un collier électronique, construit dans un alliage à peu prés résistant à la force des vampires et contenant une technologie permettant de contrôlé le vampire qui le porterait. Le système fut un véritable succès et de nombreux vampires furent capturer pour être asservis, puis vendus.
Et la généralisation de ce collier fut connu sous le nom de "Vampire industry"....


(moment de silence)

Shun posa soudain sa main d'une incroyable douceur sur la mienne ce qui me fit sursauter.
- Mais tout le monde n'a pas été mis au courant, seulement des personnes haut placés...
c'est pour ça que les civils ne sont pas au courant.

- Je...je vois ( mais non pas du tout !!! c'est trop dément c'tte histoire >_< )
C'est pour ça...qu'il faut se fondre dans la population..., j'esquissai un sourire mais en réalité j'avais vraiment dû mal à digérer cette histoire.

L'ambiance à table venait de passer à au moins -20°. Plus personne ne parla jusqu'à la faim du repas où Kozuke lassé d'ignorer les regards excédés de Shun, se décida à me dire un truc pour réchauffer l'humeur ambiante.

- Si t'as finis de manger, tu peux aller t'habiller ? J'aimerais t'emmener quelque part !
Shun se leva brusquement, je rattrapai de justesse son verre avant qu'il ne s'éclate au sol
(super les réflexes vampires )
- Quoi ?! Tu veux l'emmener là-bas ?!, s'exclama Shun
Mon regard se posa successivement sur Kozuke puis Shun. "Là-bas" ?
- Ben ouais...y'a pas de soucis, et il faudra bien qu'elle y aille un jour ou l'autre,
alors je me suis dit que le plus tôt serait le mieux ! ...Allez, Alice va t'habiller !

Je sortis de table sans trop discuter, après tout si on allait sortir ça pourrait me changer les idées.
_____

Donc me revoici planter sur mon lit depuis une demi-heure.
- Bon...bouge-ton gras ma grande...
Je me levai, mais me laissa retomber illico sur le lit.
- J'ai rien à me mettre...!
Dure réalité, qui venait de me revenir, mon uniforme scolaire était fichu. Pourquoi m'avait-il dit de m'habiller si je n'avais rien à le mettre. En désespoir de cause, je me décidai à fouiller la chambre. Ce ne fut pas long, premier tiroir de la coiffeuse remplis de vêtements féminins surmonté d'un mot de Kozuke.

[ En espérant qu'ils soient à ta taille]

Je dépliai la première robe, elle était blanche et longue. Elle n'avait pas franchement l'air neuve, mais elle était jolie. Certes, je ne mettais jamais de blanc ( en tant que pseudo-gothique fashion, pas de blanc ! ) mais je considérai que maintenant que je n'étais plus la même, je changerais de look ( va savoir si ça allait durer mais bon...).
Quelques minutes plus tard, je me contemplais tant bien que mal dans le reflets de la vitre. On aurait cru qu'elle avait été faite pour moi ( sans me vanter ! d'habitude je dois passer des heures dans les cabines d'essayage pour trouver un truc qui s'accordent avec mes "petites" formes =_= ). Je tournaillai sur moi-même faisant voleter le bas de la robe. Je me sentait bien...libre de tout, dans cette petite chambre située dans un endroit que je ne connaissais pas.
Une fille pessimiste aurait déprimé depuis longtemps avec des répliques du genre : "Mon dieu !
Je suis devenue un monstre ! Que va dire mon papa et ma maman quand ils vont me voir ainsi ! Et puis même avec dix litres d'auto-bronzant je pourrais jamais plus mettre mes p'tites fesses au soleil !"
Et j'exagère même pas U_U
Quelqu'un frappa à la porte et j'arrêtai de tourner comme une gamine.
- Entre !
Kozuke poussa doucement la porte. Depuis tout à l'heure, il avait retrouvé son air nonchalant et moqueur.
- Aaah ces filles, ça met trois heures pour s'habiller...
Je sorti de la chambre sans le regarder.
-...mais tu es adorable comme ça.
Là impossible de faire mine de rien !
- Adorable ? J'ai plus trois ans, on dirait que tu parles à une gamine !
- Hey ! On te fait un compliment et tu le prends comme ça ! De plus, par rapport à moi, t'es vraiment une gamine.
- P'tre que tu dates de la préhistoire ! Mais niveau mental tu voles pas bien haut !
Et ça aurait pu continuer si Shun n'était pas arrivé.
- Bon...on y va ?, murmura-t-il
- Ouais est-ce qu'on va ? osai-je demander.
- Tu verras bien...Gamine !

Y'a vraiment des baffes qui se perde des fois.

# Posté le dimanche 10 mai 2009 10:52

Modifié le dimanche 10 mai 2009 12:48